Des augmentations salariales «surprenantes» en 2016, dit l’Ordre des CHRA

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Références : Texte intégral du journal Les Affaires, publié le 29 septembre 2015. Cliquez ici pour accéder à l’article original.

Les augmentations salariales pourraient être plus élevées que ce à quoi s’attendent les travailleurs québécois et canadiens en 2016.

Selon les prévisions de l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés (CRHA), les données enregistrées auprès de sept cabinets en rémunération qui regroupent près de 3 000 organisations prévoient une augmentation moyenne de 2,6% au Québec alors que les travailleurs s’attendent à une hausse de 1,5%. Il s’agit donc d’une différence de plus d’un point de pourcentage.

Par le passé, les tendances indiquaient plutôt le contraire. Les souhaits des travailleurs étaient toujours plus élevés que les augmentations réelles distribuées, selon la directrice au développement de la profession à l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés, Francine Sabourin. Elle a ajouté que la différence actuelle entre les attentes et les prévisions est si grande que les salariés devraient être «agréablement» surpris.

Parmi les résultats obtenus du sondage CROP-CRHA, un travailleur sur cinq indique qu’il ne pense pas obtenir une hausse salariale l’an prochain.

Cette vision pessimiste de la part des travailleurs est davantage marquée chez les femmes. Les hommes croient voir leur gagne-pain grimper de 1,6% pendant que les femmes s’attendent à une moindre hausse à 1,4%.

Ailleurs au pays, les organisations canadiennes envisageraient également une croissance salariale de 2,6%. Habituellement, la tendance canadienne était toujours plus élevée que celle du Québec, influencée par l’industrie pétrolière et gazière. Cependant cette année, l’industrie fait face à des difficultés qui causent un rapprochement entre les prévisions canadiennes et québécoises, a expliqué Mme Sabourin.

Parmi les autres statistiques rapportées, notons une diminution de l’écart dans les prévisions entre les différents secteurs d’activités. Il n’y a que 0,2% de différence entre la plus haute et la plus basse prévision d’augmentation selon le secteur d’activité. «[…] les cadres et professionnels devraient bénéficier d’une hausse de 2,6%, tandis que les employés d’opération et de production devraient recevoir 2,4%», a expliqué Francine Sabourin.

Les principaux critères évalués pour établir ces hausses salariales, selon les conseillers en ressources humaines agréés qui ont été sondés, sont: les évaluations de rendement à 61%, les conventions collectives à 53%, l’atteinte des objectifs de chacun est importante pour 42% des répondants et à 38% pour l’organisation. La discrétion du gestionnaire arrive à 18% alors que l’atteinte des objectifs de l’équipe n’est tenue en compte qu’à 13%.

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